Build du personnage
MDPS Astroconduction
Détails
- Désenchantement dans l’ombre profonde
- Rêve doré
- 80 pts ME + 18% ATQ

- Les stats optimales représentent un objectif à viser, et non un résultat obligatoire pour être jouable. Elles tiennent compte de tous les buffs possibles (arme, équipe, etc.). Si ton personnage n’atteint pas ces valeurs, cela ne signifie pas qu’il est mauvais ! L’essentiel reste de bien équilibrer ton build.
- Les niv. de constellation sont un bonus et non une nécessité.
Aptitudes
Formule phénoménale : Proposition auto-évidente
Attaque normale
Génère des fils qui contrôlent son arme à l’aide de formules pour enchaîner jusqu’à 3 frappes consécutives.
Attaque chargée
Invoque la Facilitatrice automatisée généraliste interactive et omnitâche, ou Fagio, qui passe en mode Décodage : déchaîne une attaque de tir dévastatrice sur les ennemis en avant et tire périodiquement des rayons condensés, infligeant des DGT Cryo de zone.
Radiance « Astroconduction » : Les rayons condensés infligent à la place des DGT Cryo de zone considérés comme des DGT de réaction d’Astroconduction.
Pendant le mode Décodage, la puissance de décodage de Fagio augmente continuellement, tirer des rayons condensés augmentant également sa puissance de décodage.
Une fois sa puissance de décodage à la limite de 100 pts, Fagio passe en mode Surpuissance, pendant lequel elle tire sur les ennemis à intervalles plus longs, infligeant des DGT Cryo, et ne peut plus passer en mode Décodage.
Hors du mode Décodage, la puissance de décodage de Fagio diminue progressivement. Lorsque Sandrone fait partie de l’équipe mais n’est pas déployée, elle se concentre sur la maintenance de Fagio, ce qui accélère la diminution de sa puissance de décodage à 300 % de sa vitesse d’origine.
Fagio quitte le mode Surpuissance lorsque sa puissance de décodage tombe à moins de 50 pts.
Attaque plongeante
Plonge depuis les airs pour frapper le sol, infligeant des DGT aux ennemis en chemin et des DGT de zone à l’impact.
Formule phénoménale : Analyse différentielle
Respectant les règles de conduite féminine parfaite, Sandrone monte à bord de son Flotéomécha d’assaut tactique du goûteron et plane vers l’avant pendant 6 s, temps pendant lequel elle peut contrôler la direction de son vol stationnaire. De plus, utiliser un sprint avec un appui simple lui permet de consommer 10 pts d’endurance pour passer dans un élégant vol stationnaire à grande vitesse, afin de se déplacer encore plus vite au prix de 15 pts d’endurance par seconde.
Si un ennemi est à proximité lorsqu’elle commence son vol, Sandrone invoque également un canon à résonance prismatique qui déclenche 2 tirs prismatiques sur les ennemis qui ne se sont pas encore refroidis, infligeant des DGT Cryo.
Radiance « Astroconduction » : Le second tir prismatique inflige à la place des DGT Cryo considérés comme des DGT de réaction d’Astroconduction.
Lorsqu’elle utilise son Flotéomécha d’assaut tactique du goûteron, Sandrone répare également discrètement Fagio avec élégance, ce qui diminue rapidement la puissance de décodage de cette dernière.
La rotation des engrenages, le point de congélation de la mer primordiale, la douce fréquence des sérénades, les lois des marées antiques et le lever et le coucher de la lune sont tous soumis à des théorèmes déchiffrables.
« Il ne nous fait donc aucun mal d’admettre, comme nous devons d’ailleurs le faire, que nos divinités, nos espoirs et les choses que nous aimons peuvent tous être définis par la raison. »
TdR : 4 s
6 particules générées.
Formule phénoménale : CQFD
Suivant l’étiquette élégante d’une dame, Sandrone invoque un grand nombre de canons à résonance prismatique pour déclencher un bombardement étendu vers l’avant avant de tirer sur les ennemis avec un rayon convectif, infligeant des DGT Cryo de zone.
Radiance « Astroconduction » : Le rayon convectif inflige à la place des DGT Cryo de zone considérés comme des DGT de réaction d’Astroconduction.
« Si des preuves solides peuvent être apportées, je peux y croire. Sinon, je dois d’abord le prouver. »
« Voilà comment se comporte une dame digne de ce nom. Celle qui se soumet à l’inconnu par faiblesse de volonté ne saurait être qualifiée ainsi. »
TdR : 15 s
Énergie élémentaire : 60
Moteur de spéculation éternelle
Radiance « Astroconduction » : Si la puissance de décodage de Fagio dépasse 50 pts lors de l’utilisation de la compétence élémentaire Formule phénoménale : Analyse différentielle, le 2e tir prismatique sur les ennemis proches inflige des DGT d’une valeur équivalant à 400 % des DGT d’origine alors que la puissance de décodage diminue.
De plus, chaque fois que la puissance de décodage diminue de 10 pts, Sandrone obtient un cumul de tactique affinée de 60 s, cet effet pouvant être cumulé 10 fois maximum. Lorsque Sandrone utilise son déchaînement élémentaire Formule phénoménale :
CQFD tout en étant en radiance « Astroconduction », elle consomme tous les cumuls de tactique affinée pour que son rayon convectif inflige des DGT d’une valeur équivalant à 100 % + nombre de cumuls consommés ×10 % des DGT d’origine.
Code de conduite d’une dame
Chaque tranche de 100 pts d’ATQ de Sandrone augmente sa maîtrise élémentaire de 8 pts, la maîtrise élémentaire pouvant être augmentée d’un maximum de 160 pts de cette manière.
Lumière du rationalisme
Lorsqu’un personnage de l’équipe déclenche une réaction de Supraconduction, elle est convertie en réaction d’Astroconduction, dont les DGT de base augmentent selon l’ATQ de Sandrone : chaque tranche de 100 pts d’ATQ augmente les DGT de base de réaction d’Astroconduction de 0,7 %, les DGT pouvant être augmentés d’un maximum de 14 % de cette manière.
De plus, Sandrone passe en radiance « Astroconduction » lorsqu’elle se trouve dans une étendue polaris.
Prélude à un caucus et longue histoire
Lorsque Sandrone fait partie de l’équipe, vous obtenez des encas supplémentaires en récompense lorsque vous soumettez vos missions quotidiennes auprès de Catherine.
Constellation
Demain après l’après-midi doré
En mode Décodage, la vitesse d’augmentation de la puissance de décodage de Fagio diminue de 50 % et les DGT de réaction d’Astroconduction infligés par tous les personnages de l’équipe augmentent de 30 %.
Une héritière regarda dans le miroir
Radiance « Astroconduction » : Les DGT CRIT des rayons condensés de l’attaque chargée augmentent de 40 %, et chaque tir de rayon condensé augmente davantage les DGT CRIT infligés par les rayons condensés tirés pendant ce mode Décodage de 20 %, ceci pouvant être cumulé 3 fois.
Refusez le sillage du crépuscule, le joug au clair de lune
Niveau d’aptitude Formule phénoménale : Proposition auto-évidente +3.
Niveau max: 15
Le véritable fondement du monde réside dans la connaissance
Lorsque Sandrone touche un ennemi avec des DGT de réaction d’Astroconduction, elle invoque également un canon à résonance prismatique supplémentaire pour effectuer une attaque coordonnée qui inflige des DGT Cryo d’une valeur équivalant à 125 % de son ATQ, ces DGT étant considérés comme des DGT de réaction d’Astroconduction. Cet effet peut être déclenché une fois toutes les 4 s.
De tous les autres, elle ne prend aucune part
Niveau d’aptitude Formule phénoménale : CQFD +3.
Niveau max: 15
Narcisse s’éveille, les yeux rivés sur l’aurore
Lorsque Fagio tire un 3e rayon condensé en mode Décodage, le rayon est converti en rayon condensé groupé plus puissant et continu qui inflige jusqu’à 4 instances supplémentaires de DGT Cryo de zone d’une valeur équivalant à 100 % de l’ATQ de Sandrone, en plus de tout-rayon original tiré ultérieurement.
Radiance « Astroconduction » : Le rayon condensé groupé est converti pour infliger jusqu’à 4 instances supplémentaires de DGT Cryo de zone d’une valeur équivalant à 80 % de l’ATQ de Sandrone, ces DGT étant considérés comme des DGT de réaction d’Astroconduction.
De plus, tous les DGT de réaction d’Astroconduction infligés par Sandrone bénéficient d’une élévation de 20 %.
Gameplay du personnage
MDPS Astroconduction
Notre avis sur le personnage
Avantages
- C’est un très bon DPS, même accompagnée de personnages permanents ou 4★.
- La longueur de sa rotation s’adapte selon les ennemis.
- Ses supports ne sont pas ou peu joués ailleurs (Yae, Qiqi…).
- Elle provoque la réaction d’Astroconduction par elle-même, pour activer les bonus d’autres personnages (Wriothesley, Cyno).
- Elle n’est dépendante ni de son arme signature, ni de ses niv. de constellation.
- Son gameplay est facile à prendre en main (spam NA + CA) et elle ne dépend pas de son déchaînement.
- Elle a un fort potentiel d’amélioration pour le futur.

Farm du personnage
Matériaux d’élévation et d’aptitudes
Détails
- Jade shivada (Cryo)
- Arbre de transmission cassé, Arbre de transmission renforcé, Arbre de transmission raffiné (Patrouilleur terrestre)
- Plume de veilleur déchu (Veilleur « Veille déchue »)
- Unité de sous-détection (Fontaine)
- Enseignement de l’Errance, Guide de l’Errance, Philosophie de l’Errance (Nod-Krai)
- Arbre de transmission cassé, Arbre de transmission renforcé, Arbre de transmission raffiné (Patrouilleur terrestre)
- Contrainte du fou (Dottore – Maître exalté de la voie hérétique)
Routes de farm
Map interactive par Qiqi’s Notebook.
Map interactive par Qiqi’s Notebook.
Présentation du personnage
Sandrone, 7e Exécutrice des Fatui. Elle interprète chaque chose à travers le prisme des mathématiques. Une femme élégante qui ne manque jamais l’heure du thé.
Info. personnage
Alain l’appelait « petite Mary-Ann ». Ce nom incarnait l’intention première qui l’avait poussé à la créer : un être cher qu’il ne pouvait oublier, un désir enfantin qui refusait de s’éteindre. Mais dès l’instant où elle ouvrit les yeux et prononça timidement son nom : « Alain ? », il décida de ne plus jamais l’appeler ainsi. C’était mal. Faire peser la vie de sa sœur, faire peser ses propres erreurs sur ce petit corps d’ingéniosité assemblée, c’était mal. Elle méritait une vie qui lui appartienne, comme tout être venu au monde.
Il lui arrivait cependant de l’appeler ainsi en son for intérieur, car elle possédait tout ce que ce prénom évoquait. La pureté, la joie, la bonté. « Petite Mary-Ann. »
À Snezhnaya, on l’appelait généralement « Dame Sandrone ». La plupart y mettaient la crainte révérencielle qu’inspire une Exécutrice, mais d’autres y glissaient respect et admiration pour sa manière d’agir. « La déterminée dame Sandrone », « la fiable dame Sandrone »…
Ses collègues et amis l’appellent généralement « Sandrone ». Ce n’était à l’origine qu’un simple nom de code, mais il est peu à peu devenu, dans la bouche de ses proches, une appellation des plus agréables, comme si ce nom s’était imprégné du parfum des pâtisseries et du thé de l’après-midi, du doux bruissement élégant des pages qu’on tourne et du tintement mélodieux d’un mécanisme à ressort… Bien entendu, il lui arrive aussi parfois de résonner des plaintes impatientes d’une dame peu commode et de ses jurons peu soucieux des bonnes manières.
« Comment veux-tu qu’on t’appelle ? » Un ami lui avait posé cette question un jour.
« Peu importe. Ça m’est égal », répondit-elle avec détachement. « J’ai toujours pensé que les noms n’existent que pour la commodité des autres. Le nom que les gens me donnent reflète surtout la part de moi qu’ils sont disposés à accepter. »
Son ami la regarda avec une expression qui disait clairement qu’il n’était pas du tout préparé à cette réponse.
« Bref, ce que je veux dire, c’est que peu importe comment on m’appelle, je reste moi. Je ne changerai pas selon le nom qu’on me donne. Et puisque ça m’est égal, autant laisser les autres utiliser celui avec lequel ils sont à l’aise. Mais que je daigne y répondre… Ah, ça, c’est une tout autre affaire. »
Histoire du personnage
Histoire du personnage 1
Elle se souvenait très clairement du jour de sa naissance.
D’abord, les ténèbres. Elle ouvrit les yeux et commença à distinguer ce qui l’entourait. Elle se trouvait assise sur une chaise, et devant elle se tenait un vieil homme à l’air avancé en âge. Il se présenta sous le nom d’Alain Guillotin.
Elle répéta le nom, puis demanda quel était le sien. Le vieil homme en face d’elle marqua une longue pause, comme s’il n’avait jamais envisagé cette question auparavant. Mais il finit par ouvrir la bouche avec hésitation, et prononça d’un air qu’elle ne savait pas encore déchiffrer : « Petite Mary-Ann… »
Petite Mary-Ann. Elle répéta ce nom.
L’expression du vieil homme se fit plus complexe, vraiment étrange. Pourquoi, se demanda-t-elle, suis-je capable d’identifier presque tout ce que je vois, mais incapable de nommer ce qu’il ressent ? À ajouter à la liste des questions sans réponse.
Cette liste était longue. Pourquoi était-elle là ? Comment était-elle venue au monde, et dans quel but ? Comment couper les pommes de terre du dîner en morceaux parfaitement réguliers ? Comment faire fleurir le plus bellement possible la plante posée sur le rebord de la fenêtre…
Certaines questions trouvèrent facilement leur réponse. La plupart ne réclamaient qu’un peu d’apprentissage et de pratique. Mais d’autres étaient d’une profondeur telle que même le vieil homme qui l’avait créée n’en avait pas percé le mystère.
Elle passait la majeure partie de son temps en compagnie de ce vieil homme nommé Alain Guillotin. Elle s’aperçut qu’il lui déplaisait : il était lent dans ses mouvements, négligent dans ses habitudes, rangeait ses manuscrits et ses outils n’importe comment, et lui fourrait de temps en temps dans les mains des carnets qui ne lui servaient à rien.
« Ta vie est d’un désordre absolu », lui dit-elle sans détour. « Tu ne remets jamais rien à sa place, tes manuscrits sont un fouillis incompréhensible. Le début et la fin d’une même formule se retrouvent sur deux feuilles sans rapport, aux deux extrémités opposées de la pièce… »
En l’entendant se plaindre avec tant de franchise, le vieil homme arbora un sourire étrange, comme si ses reproches étaient un compliment : « Haha… Mary-Ann me disait exactement la même chose, autrefois. »
Incompréhensible.
Mais avec le temps, elle découvrit que ce vieil homme avait aussi des aspects qu’elle appréciait.
Elle aimait son air absorbé lorsqu’il écrivait, penché sur ses feuilles, et le grattement de sa plume sur le papier. Elle aimait qu’il lui explique les principes mécaniques, qu’ils débattent ensemble de problèmes de mathématiques et de physique à l’établi. Elle aimait l’écouter raconter au coin du feu des histoires d’autrefois. Des histoires de Fontaine d’antan, du Narzissenkreuz… Elle aimait le sourire doux qui se dessinait sur son visage à ces moments-là…
Elle découvrit que, malgré son côté négligé et peu soucieux des convenances, ce vieil homme était d’une grande bonté, d’une droiture irréprochable et d’une sagesse rare.
Peu à peu, les côtés attachants du vieil homme prirent le dessus sur ses défauts. Cela l’amena à reconsidérer ses propres actions passées.
Alain fut surpris de la voir commencer à écrire dans un carnet.
On pouvait voir qu’il mourait d’envie de lui demander pourquoi, mais de peur que sa question ne la fasse changer d’avis, il ravala sa curiosité.
Elle prit les devants. « Je crois que je te détestais. »
Elle voyait que sa remarque l’avait quelque peu blessé.
« Mais je me suis rendu compte que j’avais tort. C’était un jugement que j’avais porté à une époque où ma logique émotionnelle et mes références rationnelles objectives n’étaient pas encore pleinement développées. » Elle continua d’expliquer : « Maintenant, je pense que tu es un très bon père. »
Il marqua d’abord un temps d’arrêt. Puis un sourire apparut sur son visage. Un sourire de joie sincère mêlée d’autre chose.
Il avait peut-être envie de pleurer ? Elle apprenait lentement à déchiffrer ces expressions. Mais elle ne savait pas encore pourquoi.
Quoi qu’il en soit, elle prit son carnet et commença à noter.
Histoire du personnage 2
Elle se souvenait très clairement de la mort d’Alain.
Dans ses derniers jours, Alain n’était plus en mesure de quitter son lit, et c’est elle qui s’occupait de tous ses besoins quotidiens. Au début, il répondait encore à ses appels, parlait avec elle, écoutait les nouvelles qu’elle rapportait de ses courses. Mais peu à peu, il ne souhaitait plus que rester seul, allongé en silence.
Assise à son chevet, elle lui faisait la lecture, et entendait de temps à autre s’échapper de lui un souffle long et terrifiant. Comme si Alain s’étranglait avec sa propre respiration, comme si l’air lui serrait la gorge.
Lorsque Alain l’avait créée, il lui avait accordé le toucher, le goût, et même la respiration. Elle pouvait réguler sa température interne par la respiration, à la manière d’un système de refroidissement. Mais dans les derniers instants de sa propre vie, le monde lui arrachait ces choses une à une. D’abord le goût, puis le toucher, et maintenant, c’était au tour de la respiration.
À plusieurs reprises, elle avait cru qu’il n’allait pas s’en sortir. C’est sûrement son dernier souffle, pensait-elle. Mais il tenait bon. Encore et encore.
Une fois, en jetant un regard vers le lit, elle vit qu’Alain avait les yeux ouverts et qu’il la regardait.
« J’ai cru que c’était la bonne cette fois », dit-il.
« La bonne pour quoi ? »
« Je croyais m’être retrouvé dans un autre monde », dit Alain en souriant. « Je m’entraîne à mourir. »
Il voulait mourir dans son sommeil, lui expliqua-t-il. Dans un beau rêve, de préférence. Un ciel dégagé, le ciel de Fontaine. Allongé dans l’herbe, entouré de ses amis, et de sa sœur.
« Est-ce que je suis dans ce rêve ? » demanda-t-elle.
« Oh, non, pas du tout. » Il répondit : « Tu n’appartiens pas au monde où je me rends, mon enfant. Il te reste encore un très, très long chemin à parcourir de ce côté-ci. »
« Veux-tu aller dans cet autre monde ? »
Alain poussa un long soupir.
« Ce n’est plus une question de désir pour moi. » Il tourna la tête vers le plafond, comme si celui-ci ouvrait sur un autre monde. « La mort est un fruit que l’on ne goûte qu’une seule fois dans sa vie. Personne ne sait vraiment ce qu’il a comme saveur. »
« Ça n’a pas l’air très appétissant. »
« Haha… peut-être bien. » Alain s’était mis à rire. Elle ne savait pas ce qu’elle avait dit de drôle.
« Mais ce ne sont généralement pas ceux qui partent qui souffrent », poursuivit Alain. « Ce sont ceux qui restent. »
Ces mots ressemblaient moins à une prophétie qu’à une vérité profondément vécue. Mais quoi qu’il en soit, Alain avait vu juste.
Après la mort d’Alain, elle continuait de sortir faire les courses, même si ce qu’elle rapportait n’avait plus personne pour en faire usage. Elle continuait d’entretenir le jardin, de s’occuper de Pulonia, sans savoir pourquoi.
Peut-être n’avait-elle pas encore accepté la réalité. Peut-être ne savait-elle tout simplement pas quoi faire d’autre. Cette pensée l’irritait.
« Va faire ce que tu veux faire, cherche tes propres désirs, mon enfant. »
Sans raison particulière, elle se souvint des dernières paroles qu’Alain lui avait adressées sur son lit de mort.
Il n’y a rien que je souhaite faire, et rien que je désire, se dit-elle.
Mais je suppose que je devrais chercher. Elle y réfléchit.
« Très bien, Alain. » Elle s’adressait au lit vide. « On dirait que c’est à mon tour. »
« Je dois apprendre à vivre. »
Histoire du personnage 3
Elle n’avait jamais imaginé rester aussi longtemps à Snezhnaya. Elle n’avait pas non plus imaginé qu’il puisse exister un pays aussi glacial sur cette terre. Il lui fallait d’abord dégeler son cerveau avant de pouvoir réfléchir correctement !
La vie au sein des Fatui lui semblait légère, presque agréable. Plus besoin d’aller faire les courses au marché ni de s’occuper du quotidien de quelqu’un. Au contraire, elle jouissait de tous les avantages réservés à une Exécutrice. Quant aux missions que lui confiait la Tsarine, elles étaient d’une simplicité enfantine pour un génie de son acabit.
Un jour, en inscrivant la date dans son journal, elle réalisa avec surprise qu’elle avait déjà passé à Snezhnaya plus de temps qu’elle n’en avait passé à Fontaine aux côtés d’Alain.
C’est presque devenu un second foyer, pensa-t-elle.
Mais elle se demanda alors : laquelle était vraiment son foyer ? Et au fond, qu’est-ce que c’était, un foyer ?
Était-ce l’endroit auquel on est indispensable ? Certes, son rôle au sein des Fatui était irremplaçable, ou presque. Et la Tsarine avait manifestement besoin d’elle.
Était-ce l’endroit où l’on se sentait à l’aise ? Snezhnaya l’était assez, en définitive. Elle y disposait de tout l’équipement de recherche qu’elle pouvait désirer. Et il y avait toujours l’opéra pour se distraire.
Ou peut-être que le foyer était là où se trouve sa « famille » ? La famille… Elle n’avait plus que Pulonia, désormais. Alors le foyer, c’était là où se trouvait Pulonia ? Dans ce cas, s’ils partaient tous les deux pour une autre nation… Mondstadt, par exemple, cela deviendrait-il leur foyer ?
Au fond, le problème restait le même : elle ne savait pas ce qu’elle voulait faire, ni quels étaient ses désirs. Elle s’en rendait compte. Elle se laissait simplement porter par le courant, perpétuant cette vieille habitude d’être utile à quelqu’un.
Elle trouvait cela pitoyable. Mais elle ne savait pas comment changer. Agaçant.
Si elle devait trouver quelque chose à redire à Snezhnaya, c’était sans doute la présence, parmi ses collègues, de bien trop de gens qu’elle ne pouvait pas supporter.
Au début, elle aborda ses propres sentiments avec prudence, craignant que, comme avec Alain au premier abord, elle finisse par découvrir des qualités à ces collègues.
Mais rien à faire. Elle constata que certaines personnes, peu importe le temps passé ni la rigueur de ses observations, lui restaient irrémédiablement insupportables. Contrairement à ce qui s’était passé avec Alain, les aspects qu’elle n’aimait pas chez elles l’emportaient largement sur ceux qu’elle aimait. Non, à vrai dire, il n’y avait même rien qu’elle appréciait.
Elle ne savait pas non plus comment changer cela. Elle ne voulait ni changer les autres, ni changer elle-même. Ah, que c’était agaçant !
Peut-être était-elle encore en train d’apprendre, encore en train de s’exercer à vivre. Peut-être manquait-elle de références, de connaissances. La connaissance est le fondement du monde. Elle l’avait souvent entendu dire par Alain, et se le répétait souvent à elle-même.
Elle espérait qu’au fil du temps, en posant pierre après pierre, elle finirait par trouver les réponses à ces questions. Rien ne pressait, elle avait tout le temps devant elle.
Pour l’instant… Il paraît que la Tsarine avait recruté une nouvelle Exécutrice qui passe ses journées à chanter dans le jardin ? Hmm. Voilà qui méritait d’être vu…
Histoire du personnage 4
Absolument ridicule !
Comment est-ce qu’une telle personne pouvait exister dans ce monde ?! À la suivre partout sans raison, à venir chanter devant sa porte en pleine nuit sans raison, à s’immiscer dans son moment du thé de l’après-midi qui lui appartient, sans raison !
Après lui avoir infligé un avertissement, et même, par pure vengeance, lui avoir fait porter un lourd ressort dans le dos, cette personne n’avait montré pas le moindre remords. Pire, elle s’était encore davantage collée à elle ! Ne comprenait-elle donc rien à la distance sociale ni au respect de la vie privée ? Et il paraît qu’elle avait réellement trimballé ce lourd ressort dans le dos pendant toute une semaine. C’était quoi, ça ? Une déclaration de guerre ? Une façon de montrer à tout le monde que c’était elle qui la martyrisait ? Bon sang… La prochaine fois qu’elle oserait venir perturber son goûteron, elle lui servirait la boisson la plus imbuvable qui soit !
Mais lorsque Columbina avala sans hésiter la boisson et laissa échapper quelques gémissements, Sandrone sentit soudain son cœur se radoucir.
Mais quoi ?! On dirait vraiment que c’est moi qui l’intimide ?! Cette fille ne se méfie donc pas du tout des gens ?! Elle ne peut pas se montrer suspicieuse, ne serait-ce qu’une seconde ?! Jusqu’où peut-elle être aussi naïve ?!
Rongée par un sentiment de culpabilité mêlé de remords, Sandrone lui apporta à nouveau une part de ses précieux petits gâteaux. En voyant le sourire réapparaître sur son visage, Sandrone ressentit aussitôt quelque chose d’indéfinissable qui lui tordit le cœur. Ah ! Quelle prise de tête !
Cette irritation s’intensifia encore davantage lorsque, un moment plus tard, Columbina se mit à faire une sieste dans sa chambre sans la moindre gêne.
« Tu n’as pas ta propre chambre ?! » lui lança-t-elle.
« Si. Mais je me sens parfaitement à l’aise ici », répondit Columbina avec le plus grand naturel. S’il y avait quelqu’un d’étrange dans l’histoire, c’était plutôt Sandrone pour avoir posé une telle question.
Attends un peu, se dit Sandrone. La prochaine fois, je te mets dehors. Et si je n’y arrive pas, je te jetterai dehors avec le lit ! Un lit, c’est un faible prix à payer pour retrouver un peu d’espace personnel et de tranquillité.
Mais lorsque Sandrone vit à nouveau Columbina allongée dans son lit la fois suivante, son cœur s’attendrit à nouveau. Car dans son sommeil, elle semblait pleurer.
Qu’est-ce qu’elle faisait là ? Pourquoi est-ce qu’elle faisait sa pitoyable justement à ce moment-là ? D’habitude, elle ne paraissait jamais triste. Elle traitait tout le monde avec douceur, d’une bonté presque naïve, comme si elle croyait sincèrement que le monde entier était rempli de bonnes personnes.
C’était comme si…
… Elle ressemblait un peu à celle que j’étais autrefois, souffla une petite voix au fond de son cœur.
Sandrone secoua vigoureusement la tête. Pas du tout, se dit-elle. Au moins, moi, je suis plus intelligente qu’elle !
Quand Columbina se réveilla et découvrit qu’une couverture avait été posée sur elle, elle sourit à Sandrone.
« Ce n’était pas moi », mentit-elle avec simplicité. « C’est Pulonia qui t’a couverte.»
Pourquoi avoir menti ? Elle n’en comprenait pas elle-même la raison. Tout ce qu’elle savait, c’est qu’à cet instant, elle ne voulait pas l’admettre. Absolument pas.
« Dans ce cas, merci, Pulonia. » dit-elle de manière solennelle.
« De quoi as-tu rêvé ? » La curiosité avait pris le dessus.
Après un bref silence, Columbina commença à raconter son passé. Juste parce qu’elle lui avait demandé, elle s’était confiée. Naturellement, sans la moindre réserve.
Après l’avoir écoutée, Sandrone en était plus convaincue que jamais. Non, elles deux ne se ressemblaient en rien.
Le monde avait arraché à Sandrone ce qu’elle avait possédé. Mais Columbina, elle, n’avait jamais vraiment rien eu. C’était tout à fait différent.
« C’est pour ça que tu regardes souvent la lune dans la cour la nuit ? »
Columbina acquiesça d’un signe de tête.
« … Si tu le souhaites, Pulonia peut te tenir compagnie dans le jardin aujourd’hui. »
« Vraiment ? » demanda Columbina.
Sandrone ne répondit pas.
« Merci, Sandrone. »
« Hmm. C’est à Pulonia qu’il faut dire merci. » dit-elle avec une pointe d’agacement. « À présent, sors de ma chambre. Et emmène Pulonia avec toi. »
C’était la première fois depuis la mort d’Alain que Sandrone se retrouvait sans Pulonia à ses côtés. Et pourtant, elle dormit étrangement bien. Comme si le fait que Pulonia ait apaisé cette créature agaçante avait, en retour, apaisé quelque chose en elle aussi. Elle n’aurait su l’expliquer, mais elle avait le sentiment que c’était la bonne chose à faire.
Mais le lendemain, lorsque Pulonia fit son apparition à la réunion des Fatui avec une couronne de fleurs sur la tête, Sandrone jura une nouvelle fois entre ses dents qu’elle ne se laisserait plus jamais attendrir par cette créature sans le moindre sens des convenances !
« CO-LUM-BI-NA !!! »
Ce jour-là, pendant que Sandrone s’occupait d’arracher une à une les fleurs encombrantes de Pulonia, Columbina fut priée de rester bien sage devant la porte de sa chambre. Une pancarte lui fut accrochée au cou, sur laquelle on pouvait lire : « Je suis une vilaine enfant qui touche aux affaires des autres. »
Pourtant, elle avait curieusement l’air plutôt contente.
Histoire du personnage 5
Grâce au « cadeau » d’Alain, Sandrone connut une seconde naissance.
Elle s’était toujours crue intelligente, du moins plus que la plupart des gens. Ce ne fut qu’à cet instant qu’elle prit conscience qu’elle était en réalité bien plus sotte qu’elle l’avait imaginé.
Elle aurait dû le faire depuis longtemps, se dit-elle. Elle aurait dû écouter son cœur, pour comprendre ce que signifiaient vraiment des mots comme « perte » et « endurer ». Elle aurait dû exprimer sa gratitude à ses amis plus souvent, et s’en faire davantage. Elle aurait dû rentrer à Fontaine depuis longtemps, se recueillir sur la tombe d’Alain, et lui raconter tout ce qu’elle avait vécu depuis son départ…
Il n’était jamais trop tard pour commencer. En tout cas, d’après Columbina. Une phrase que cette dernière elle-même avait apprise de quelqu’un d’autre.
Elle émit un petit grognement mécontent. Jamais elle n’aurait imaginé recevoir des leçons de vie de cette créature-là. Mais elle l’accepta quand même. Force était d’admettre que Columbina avait raison.
Du côté de Snezhnaya, la nouvelle de sa résurrection fut accueillie par des mots de condoléances, accompagnés d’une offre « généreuse » de lui accorder un congé de deuil posthume. Quant à la décision de Sandrone de demeurer au sein des Fatui, la Tsarine n’y opposa aucun commentaire et l’approuva naturellement.
Elle savait que certaines personnes seraient forcément mécontentes, car cela signifiait que certains pouvoirs et avantages qui leur avaient été attribués à la suite de sa mort venaient de s’évaporer.
Ce que les autres pensaient lui importait peu. Cette vie-là lui appartenait, et elle allait en faire exactement ce qu’elle voulait. Vivre plus librement qu’avant, et quand quelque chose l’agaçait, le dire sans se retenir. Ah, et alors ? Quelqu’un croyait vraiment que la Guilde des aventuriers, Catherine et toutes ses collègues allaient enfin se plier à ses quatre volontés ? Pas question.
Bien sûr, cette liberté avait ses limites. Chaque fois qu’une convocation pour une réunion des Fatui arrivait, elle levait les yeux au ciel et pestait, comme avant.
« Pfft, encore des réunions à n’en plus finir ! Quelle plaie ! »
Anecdotes du personnage
Pulonia
La première fois qu’elle avait rencontré ce grand gaillard, il lui tendit la main.
Il s’agit simplement de sa programmation de comportements anthropomorphes, expliqua Alain. Pulonia, abréviation de « Prospecteur Universel Localisé d’Observation, de Navigation et d’Investigation Automatisée » était avant tout une machine à calculs, un automate d’observation et de simulation des événements futurs. Mais il tenait à lui donner une apparence plus humaine. Il ne voulait pas que les autres le voient comme une simple machine froide. Tout comme elle, Pulonia était unique en son genre.
Elle était ravie d’avoir un nouveau membre dans sa famille. Elle l’emmenait se promener, lui apprenait à reconnaître les fleurs et les oiseaux. Mais Pulonia apprenait lentement, bien plus lentement qu’elle. Alain lui expliqua que c’était parce que la puissance de calcul centrale de Pulonia était entièrement dédiée à la simulation de l’avenir.
Mais pourquoi simuler l’avenir ? demanda-t-elle.
Alain lui dit alors des choses qu’elle ne comprendrait que bien plus tard, avec le recul. Mais sur le moment, elle trouva simplement que Pulonia était impressionnant, et en ressentit même une pointe d’envie. Pourquoi n’était-elle pas capable de calculer des choses aussi extraordinaires ?
Mais ce grand gaillard impressionnant avait besoin d’être surveillé, tout comme Alain. Il se coinçait régulièrement en plein milieu de leurs promenades, ou s’arrosait lui-même en voulant s’occuper des fleurs. Elle n’avait d’autre choix que de consacrer son temps libre à étudier et à régler Pulonia, avec la sensation de s’occuper de son petit frère. Et cela continua même après la mort d’Alain.
Le jour où elle rentra des funérailles d’Alain, elle resta là, immobile dans sa chambre, incapable du moindre geste. Son imperméable toujours sur le dos, la porte restée ouverte. Comme une poupée mécanique dont le ressort s’était bloqué, incapable de faire quoi que ce soit.
C’est alors qu’elle vit Pulonia s’approcher d’elle en tanguant maladroitement, et, comme lors de leur toute première rencontre, lui tendre la main.
Elle contempla cette main. Elle était si grande, portant sur elle l’avenir du monde entier. Et désormais, elle devrait aussi porter son passé à elle. Elle ne supportait pas ce deuil. Le vide qu’il laissait faillit l’écraser. Tout ce poids, c’était Pulonia qui devait le soutenir. Et jamais il ne s’en plaignit.
Pulonia soutint bel et bien l’avenir du monde. Mais il finit lui-même par s’effondrer.
Elle n’avait jamais renoncé à réparer Pulonia. Mais avec les connaissances et les compétences qui étaient les siennes, elle était loin de pouvoir restaurer son cœur dans son intégralité. Et surtout, elle refusait de se contenter d’une restauration bancale, de faire revenir un Pulonia qui ne l’aurait même plus reconnue. Ce serait une insulte au grand Pulonia qu’il avait été, et à la famille qu’il représentait pour elle.
Alors, elle reconduisit Pulonia dans son lieu de retraite, là où ils avaient autrefois vécu. Et elle y retournait de temps en temps lui rendre visite.
Elle espérait qu’un jour, grâce à ses efforts, Pulonia s’activerait de nouveau en émettant ses bruits caractéristiques et qu’il lui tendrait à nouveau cette grande main.
Pivot stellaire
Après avoir obtenu son pivot stellaire, Sandrone n’était pas devenue particulièrement dépendante de cette petite pierre lumineuse. Elle savait bien sûr que c’était cet objet qui avait activé le cadeau d’Alain et qui lui avait permis d’obtenir une seconde vie. Pour cela, elle lui en était reconnaissante. Ce qui la tracassait, c’est que cette chose ne semblait pas lui être d’une grande utilité au quotidien.
L’aider dans ses recherches ? Mais elle comptait sur son propre cerveau. Le pivot stellaire n’allait tout de même pas résoudre ses équations à sa place.
Canaliser l’énergie élémentaire ? Mais même avant de l’avoir, elle se fiait rarement à l’énergie élémentaire pour combattre.
Lui fournir un soutien énergétique ? Mais sa constitution semblait incompatible avec cette chose, car grâce au grand Alain Guillotin, le maître-artificier, elle disposait déjà d’un système d’alimentation centrale quasiment parfait…
En fin de compte, ce dont elle se servait le plus, c’était de l’élément Cryo du pivot stellaire pour dissiper la chaleur de son propre mécanisme et de celui de Fagio lors des calculs à haute complexité. Par ailleurs, pour des raisons d’efficacité au combat et de rendement énergétique, elle avait provisoirement adapté la logique d’attaque de Fagio pour la faire fonctionner avec le pivot stellaire.
Et si vous lui demandiez ce qu’elle désirait, elle vous répondrait simplement que le « désir » était quelque chose de bien trop vague, et de bien trop compliqué. Elle voulait déconstruire les principes universels de toutes choses, poser sans relâche les fondations du savoir. Cela comptait-il comme un désir ? Bien sûr que oui. Mais était-ce tout ? Bien sûr que non.
Elle faisait ce qu’elle voulait faire, ce qu’elle estimait juste et cela la rendait heureuse. Peut-être que c’était suffisant. Et qui pouvait dire que ce genre de désir n’était pas assez fort ? Qui pouvait reprocher à quelqu’un de vouloir simplement vivre comme il lui plaisait ? Un désir ne devrait pas être considéré comme plus noble qu’un autre. C’était son avis. Chacun avait sa propre vie à vivre. Et si quelqu’un osait vraiment s’y opposer, il mériterait de se faire copieusement enguirlander par Sandrone. Et s’il persistait, elle lui montrerait le ciel du doigt avec un sourire moqueur.
« Bien, allez donc vous expliquer avec celui qui a eu cette idée-là ! »
Spécialité culinaire
Ensemble du goûteron
Diminue la consommation d’endurance de tous les personnages de l’équipe de 25 % lors de l’escalade et du sprint pendant 1 500 s. Ne s’applique qu’à vos personnages en mode multijoueur.
Spécialité culinaire de Sandrone. Sans crier gare en plein milieu du goûteron, voilà qu’apparaît un assortiment de pâtisseries à deux étages, d’une finesse exquise… Les aurait-elle vraiment préparées elle-même ? Avant même que votre surprise ne s’estompe, elle croise les bras, se tourne légèrement et relève le menton : « Hein ? Pourquoi cette mine ? Ce ne sont que des amuse-gueules. Rien de bien compliqué. » Une douce odeur sucrée flotte dans l’air, comme pour confirmer ses dires. Alors, mieux vaut ne pas les faire attendre !

























