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Map interactive par Qiqi’s Notebook.
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La légende raconte que cette grande épée a été forgée par la main de Ravenwood, qui hérita du nom de Borée, avant son accession à la chevalerie.
Les récits vantant les exploits militaires des chevaliers sont transmis depuis la nuit des temps au pays de la poésie et du vin.
Parmi ces innombrables vers glorieux, les histoires qui parlent du loup sont depuis toujours les plus appréciées.
En effet, contrairement au majestueux lion, le loup, libre, séduit plus facilement les cœurs des poètes.
Ces histoires commencent souvent ainsi :
Un chevalier nomade en provenance des terres du nord voyageait avec un compagnon nommé Borée. Ensemble, ils visitèrent une ville tout juste libérée.
Le loup sauvage chassait aux côtés du chevalier. Ils tuèrent les bêtes qui infestaient les campagnes et repoussèrent le grand serpent qui sévissait sur le littoral.
Avec le temps, le loup solitaire, en proie au mal du pays, abandonna son esprit dans les étendues d’émeraude. Le chevalier, à son tour, se mit en route sans bruit et marcha sur les traces de son compagnon.
À terme de cette histoire, nul n’a jamais connu le nom de ce chevalier nomade. Pourtant, ses exploits restèrent à jamais gravés dans les annales.
Les poètes romantiques, sans cesse désireux de chercher un sens à la légende, prétendent que le chevalier sans nom ne se présentait sur le champ de bataille qu’après avoir englouti une quantité phénoménale d’alcool des terres enneigées.
Rares sont ceux qui savent que le chevalier était venu pour connaître le sort du loup, et que cette terre impitoyable recouverte de neige battante n’était en aucun cas sa terre natale.
Avant de devenir le protagoniste d’un conte, le chevalier vivait comme il l’entendait, très loin de toute figure héroïque.
Mis à part le Grand Maître, qui n’a jamais cessé d’essayer de le recruter, les habitués de la taverne ne voyaient en lui qu’un simple client parmi d’autres.
La seule exception était un garçon nommé Ravenwood, le fils du forgeron de la ville.
Durant les quelques courtes années où le chevalier sans nom demeura à Mondstadt, le garçon s’improvisa presque son acolyte.
Ils se rencontrèrent lors de l’arrivée du chevalier dans la cité. Celui-ci demanda au père du jeune garçon de lui forger une épée.
En guise de paiement, il offrit une poignée de pièces, chacune frappée d’un symbole que personne ne reconnut.
Le forgeron, qui autrefois ne forgeait des lames que pour les nobles, choisit plutôt d’offrir au chevalier une lourde plaque de fer.
« Dans la nouvelle Mondstadt, chacun devrait prendre les armes pour défendre notre liberté. »
À partir de ce moment-là, le garçon suivit le chevalier sans nom partout où il allait, se contentant de le regarder s’entraîner à l’épée en silence.
De temps en temps, lorsque l’épuisement le gagnait, le chevalier se mettait à raconter des histoires d’un pays lointain oublié depuis longtemps jusqu’au coucher du soleil.
C’était un endroit où les fleurs ne se fanaient jamais et où coulaient des rivières d’hydromel. Sur ces berges s’élevait un royaume de guerriers qui avait depuis disparu.
Là-bas, des guerriers qui jadis ne juraient que par la dévotion et l’honneur se mirent à genoux devant le pouvoir et l’or, prêtant volontiers leurs lames à un tyran avide.
C’est ainsi que la loi fut abolie et que la vertu et la morale s’effondrèrent, si bien que ceux qui asservirent autrefois les autres devinrent eux-mêmes des esclaves.
Le vent de la nuit faisait trembler la cape en lambeaux du chevalier sans nom, dont l’armure finement ouvragée et aux motifs complexes scintillait au clair de lune.
Errance et liberté, voilà le sort que connaitrait le chevalier sans patrie, car sous la lune, il ne lui restait plus rien à protéger.
Bien des années plus tard, l’histoire de Borée prit la forme d’une légende, mais le héros briseur de chaînes demeura introuvable.
On dit que la liberté ne naît jamais sans grand sacrifice, mais le confort qui en découle aboutit bien souvent à la servitude.
Bien que le code des chevaliers résonnait encore dans les mémoires, certains anciens camarades avaient déjà renié leurs serments, cherchant à nouveau refuge dans les rangs de l’ancienne aristocratie.
En ces temps incertains, le fils du forgeron se munit d’une épée longue à peine forgée et entreprit son voyage.
« Une fois perdus, ni la liberté ni le courage de mourir en son nom ne peuvent être retrouvés. Chérissez votre vertu tant qu’elle existe encore. »
Quelques jours plus tard, un chevalier drapé d’une cape en lambeaux apparut devant les portes de la forteresse.
Brandissant sa lourde et redoutable épée, il valsait parmi ses opposants comme s’il était guidé par une main divine.
Un vieil homme reconnut ses techniques comme celles utilisées autrefois par le chevalier qui se faisait appeler « Borée ».
« C’est Borée ! Borée est revenu ! »
Au milieu des acclamations de la foule, Ravenwood ferma les yeux…
Chargez ! Pour la liberté ! Pour la chevalerie indomptable !

